Mémorandum des serviteurs de Dieu Congolais aux participants au dialogue intercongolais et à la communauté internationale

Par l'Union des serviteurs de Dieu pour la réussite
du dialogue inter-congolais et la démocratie
U.S.D.R.D.I.D. Kinshasa / Kintambo

"Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux" (Luc 6 : 31).

"Ne vous y trompez pas ; on ne se moque pas de Dieu. Ce qu'un homme aura semé, il le moissonnera aussi" (Galates 6 : 7).

"Notre recours à la résistance passive ne vise pas seulement à obtenir des droits pour nous-mêmes, mais à gagner l'amitié des hommes qui nous dénient ces droits, à les transformer eux-mêmes par l'amitié et par les liens d'une compréhension chrétienne devant Dieu" (Martin LUTHER KING).

"A mes fils, que j'ai peut-être quitté pour ne plus jamais les revoir, je veux qu'on dise le Congo est beau et qu'il attend d'eux et de tous les Congolais la réalisation de la tâche sacrée de reconstruire notre indépendance et notre souveraineté : parce que sans dignité, il n'y a pas de liberté ; sans justice, il n'y a pas de dignité et sans indépendance, il n'y a pas d'hommes libres" (Patrice Emery LUMUMBA).

Préambule

Nous, Serviteurs et Chrétiens de la République Démocratique du Congo (RDC) ;
Réunis au sein de l'UNION DES SERVITEURS DE DIEU POUR LA REUSSITE DU DIALOGUE INTERCONGOLAIS ET LA DEMOCRATIE;

Réaffirmant notre attachement à la Bible comme Parole infaillible du Dieu Créateur, à la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et à la Charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples ;
Attendu que jusqu'à ces jours, le peuple congolais connaît une longue et pénible histoire caractérisée par la traite négrière, la colonisation et le néocolonialisme qui refuse de disparaître ;

Considérant que depuis son accession à la souveraineté nationale et internationale le 30 juin 1960 jusqu'à aujourd'hui, la République Démocratique du Congo est dirigée au préjudice des intérêts du peuple congolais ;
Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme a conduit à la paupérisation du peuple congolais et a contribué ainsi à son maintien dans un état d'esclavage contemporain ;
Considérant que pendant 41 ans d'indépendance tant de Forums pour la recherche de la paix et de la cohésion dans la classe politique, du genre Conclave de Lovanium, rencontre de Tananarive, de Coquilathville, Palais de Marbre I et II, Conférence Nationale Souveraine (C.N.S.), différentes concertations du Palais du Peuple, Lusaka I, II et III n'ont jamais atteint d'une manière durable, les résultats escomptés ;
Considérant que le Dialogue Inter-Congolais dans sa forme qui met au centre l'intérêt supérieur de la nation bien que n'étant pas une panacée à l'agression et la crise qui paralyse la société congolaise, bénéficie de notre soutien total, car nous croyons qu'au regard du drame congolais et des expériences malheureuses des rencontres précédentes, les Congolais en général et les politiciens congolais en particulier sont censés devenus matures et sages ;
Considérant que la majorité des congolais n'a pas suffisamment conscience de ses droits fondamentaux qui sont susceptibles d'amener le peuple congolais à une véritable émancipation ;
Considérant que la République Démocratique du Congo est dans sa large majorité, constituée de ceux qui fréquentent les églises chrétiennes, stigmatisons la responsabilité des conducteurs de ces églises dans la déshumanisation du peuple congolais ;
Considérant qu'aucune société ne peut se développer par la présence seulement des hommes hautement spirituels, mais surtout par ceux-là qui ont la culture d'association, de réflexion et s'efforçant d'être des modèles ;
Considérant que la justice, la paix et la dignité d'un peuple, d'une race voire des chrétiens ne s'acquiert pas seulement par des textes légaux, la Bible ou la prière, ce sont des valeurs qui se défendent et se méritent ;
Considérant que face au génocide congolais qui se poursuit et ayant occasionné à ces jours, la mort de plus de trois millions de congolais, les grandes puissances ne se décident toujours pas à demander réellement aux agresseurs de quitter le territoire congolais ;

Affirmons notre détermination de nous investir pour rendre le peuple congolais capable de défendre sa souveraineté, son territoire et ses richesses dans un élan de partage avec les autres peuples du monde, mais en privilégiant les besoins de la Communauté Nationale ;

Jurons qu'unis par le destin et l'histoire sur le sol de nos ancêtres, nous n'aliénerons aucun cm2 de sa superficie et ne laisserons plus jamais un individu ou un groupe d'individus se prévaloir d'une légitimité quelconque en dehors des urnes ;

En notre qualité des pères spirituels des participants au Dialogue Inter-Congolais qui se reconnaissent membres de nos églises ; Conscients de nos responsabilités devant Dieu, l'Eglise, la Nation, l'Afrique et le Monde ;

DECIDONS d'adresser à travers ce Mémorandum une mise en garde aux participants au Dialogue Inter-Congolais, à la Communauté Internationale et à tout congolais ou étranger qui, de loin ou de près, tenterait de trahir la cause du peuple congolais ou de faire obstruction à son élan d'émancipation.

I. AUX PARTICIPANTS AU DIALOGUE INTER-CONGOLAIS.

Chers compatriotes,

Notre chère patrie la République Démocratique du Congo traverse une période de turbulence et d'humiliation qui est principalement due à la guerre d'agression, à la rébellion qui s'en est suivie et à une gestion calamiteuse des affaires de l'Etat pendant plusieurs décennies.

Sans aucune exagération, à ces jours, plus de 3 millions de nos compatriotes ont péri et tant de sévices et de destruction de différentes infrastructures socio-économiques continuent à être enregistrés dans les territoires occupés par les agresseurs. Les femmes y sont brûlées ou enterrées vivantes, les viols, la sexualité forcée entre parents et enfants ainsi que les déplacements forcés des autochtones sont parmi les vécus quotidiens de nos compatriotes vivants dans ces territoires.

A cela s'ajoute l'exploitation illicite de nos richesses par les agresseurs, leurs alliés congolais et des firmes de grandes puissances, membres permanents du Conseil de Sécurité, se portent à merveille.

Bientôt, vous allez prendre part aux travaux du Dialogue Inter-Congolais, qui devra cimenter la voie de l'avènement d'un Congo digne et prospère.

Nous fondons notre espoir sur vous pour sortir le peuple congolais du gouffre dans lequel un vaste complot national et international l'a plongé.

Pour ce faire, votre mission à ce forum nous rappelle la Table Ronde de Bruxelles au cours de laquelle unis comme un seul homme, nos pères et pionniers de l'indépendance ont su taire leurs divergences et ambitions personnelles au profit de l'intérêt supérieur du Congo. C'est grâce à cette union qu'ils sont parvenus à arracher l'indépendance.

Aujourd'hui, quelques intellectuels congolais pour justifier la dérive congolaise, continuent à prétexter que cette situation est due à des mauvaises négociations des termes de notre indépendance il y a 41 ans. Cette argumentation tient-elle debout quatre décennies après l'indépendance ?

Notons que quelles que soient les lacunes que l'on relève dans les négociations de notre indépendance, les pionniers de l'indépendance ont prouvé à la face du monde qu'ils étaient dignes, capables, des êtres réels et non des ombres d'hommes.

Sans être évangélisés comme dans la République Démocratique du Congo de nos jours, ces compatriotes à cÏur humain et à majorité bénéficiaires d'une formation modeste, nous ont convaincu d'une semence de Dieu en eux. Celle-ci les rendait très sensible aux cris des opprimés qui pourtant n'étaient pas massacrés ni clochardisés comme le peuple congolais du temps des universitaires.

Nous osons croire que les participants à ses assises tant attendues par tous, comptant un bon nombre d'universitaires et vivant dans un contexte d'un pays le plus évangélisé de l'Afrique, feront mieux que les pères de notre indépendance.

Votre bagage culturel et l'expérience politique accumulée pendant 41 ans ainsi que votre connaissance sur l'histoire de plusieurs nations du monde, vous prédisposent également à vous engager en homme averti à ce débat national.

Ceci dit, nous saisissons cette opportunité pour vous formuler quelques recommandations qui appellent une réflexion en vue d'aboutir à une négociation conséquente.

Elles sont de quatre ordres :
- privilégier exclusivement les intérêts supérieurs du Congo Démocratique ;
- procéder à une bonne approche de la réconciliation nationale ;
- analyser en responsable le bien fondé du "partage du pouvoir" ;
- choisir la forme de l'Etat qui garantit l'intégrité territoriale de la République Démocratique du Congo.

C'est ainsi que le principe d'adaptation des stratégies dans la résolution d'un problème devant tenir compte des réalités socio-politiques de chaque société puisse guider votre réflexion.

I.1. Privilégier exclusivement l'intérêt supérieur du Congo Démocratique.

Il sied de vous informer que le peuple congolais est conscient de ce que chaque participant au Dialogue Inter-Congolais a des ambitions personnelles. Il demande à chacun de vous de faire taire ses intérêts propres au profit de la cause de la Collectivité Nationale.

Eu égard au drame dont le peuple congolais est victime, toute personne qui mettrait ses intérêts personnels au premier plan doit avoir un cÏur de pierre. Une telle attitude traduit une insensibilité aux cris des opprimés justifiant ainsi l'appartenance à la semence du sans cÏur, c'est-à-dire du Diable.

Autrement dit, tout participant au Dialogue Inter-Congolais qui crachera sur la mémoire de plus de 3 millions des congolais morts de suite de la guerre d'agression, n'est ni moins ni plus assimilable aux démons. Il ne peut donc être identifié comme un sataniste bien que fréquentant parfois l'église ou se réclamant aussi de Dieu parce qu'étant le Créateur de tous.

Dans ce contexte, les démons sont des créatures de Dieu qui restent généralement très sincères et honnêtes dans la présentation de leur identité plus que beaucoup d'hommes et d'intellectuels. Ils disent appartenir à un autre dieu qui n'est pas le père de Jésus-Christ.

Tenez, la Bible dit : "Tu crois qu'il y a un seul Dieu, tu fais bien ; les démons le croient aussi, et ils tremblent" (Jacques 2 : 16).

Continuons à croire que parmi les congolais retenus au Dialogue Inter-Congolais, il n'y a aucun débile mental ou un démon pour ne point être brisé par les gémissements de tout un peuple paupérisé mais habitant dans une terre extrêmement riche.

I.2. Procéder à une bonne approche de la réconciliation nationale.

Procédons à quelques interrogations devant tous nous éclairer sur ce que plus d'un estime que le Dialogue Inter-Congolais est un cadre pour la réconciliation nationale.
- Au Dialogue Inter-Congolais qui se réconcilie avec qui ?
- Par réconciliation nationale s'agit-il de la demande de pardon au peuple par les abuseurs sociaux congolais ?
- La réconciliation nationale sous tend-t-elle le partage du pouvoir ?

a. Au Dialogue Inter-Congolais qui se réconcilie avec qui ?

Une certaine opinion pense qu'il est question du peuple congolais de se réconcilier avec lui-même. Quel tort le peuple congolais s'est-il causé pour se réconcilier avec soi-même ? Nous croyons que c'est une hypothèse qui ne tient pas.

b. Par réconciliation nationale s'agit-il de la demande de pardon au peuple par les abuseurs sociaux congolais ?

Une autre opinion estime que la réconciliation nationale signifie que les abuseurs sociaux, les complices des génocidaires des congolais et certains autres fils du pays qui ont été forcés à prendre les armes contre leurs frères de reconnaître leur tort et de demander pardon à la nation.
Si les choses devront se passer de la sorte, connaissant la race et la versatilité devenue légendaire des politiciens et des intellectuels congolais, comportement qui est aujourd'hui manifesté par presque tous les congolais qui s'engagent dans des tels forums ou dans la gestion des affaires publiques, nous sommes tentés d'être pessimistes quant à la sincérité d'une telle demande de pardon. En effet, traduire ces paroles en actes en vue d'Ïuvrer pour des réformes des fonds dans la gestion du pays n'est peut pas être à espérer. D'ailleurs les vrais commanditaires de l'agression et du génocide congolais useront de toute leur influence pour empêcher un nouvel ordre institutionnel voire politique qui incarnerait les aspirations profondes du peuple congolais.
Nous savons que nos frères égarés peuvent avoir la volonté de s'impliquer dans le schéma tant souhaité par tous les congolais mais d'une part empêchés par leurs parrains et d'autre part, par eux-mêmes. Pour deux raisons suivantes :
1. Les abuseurs sociaux et ceux qui ont pris les armes sont domestiqués par des parrains occidentaux qui les utilisent à leur guise ;
2. Au regard des dégâts socio-économiques et humains qu'enregistre la République Démocratique du Congo, plusieurs congolais se reconnaissant en avoir une part de responsabilité, ont une conscience chargée. Ils ne peuvent que développer des réflexes d'autodéfense contre tout système réellement démocratique. En effet, pour eux, souscrire à la démarche du Dialogue Inter-Congolais telle que voulue par le peuple équivaut à un suicide politique.

c. La réconciliation nationale sous tend-t-elle le partage du pouvoir ?

Logiquement, le désordre qui règne dans notre pays appelle une communion des congolais de toutes les tendances en vue d'une gestion commune de la transition pour préparer les conditions propices qui permettront au peuple de se choisir des conducteurs lors des échéances électorales.
Cette préoccupation assez légitime voire déterminante pour la suite des évènements nous amène à notre troisième préoccupation à savoir, analyser en responsable le partage du pouvoir.

I.3. Analyser en responsable le partage du pouvoir.

I.3.1. Avantages du partage du pouvoir.

a) Tout le monde trouvera sa part du "gâteau".

La gestion commune du pays par les différents protagonistes et sensibilités congolaises va favoriser la cohésion de ceux qui passent pour les acteurs principaux, directs ou indirects, dans les enjeux qui déstabilisent la République Démocratique du Congo. Il s'agit entre autres des actuels gouvernants, des alliés des agresseurs appelés rebelles, des résistants nationaux et des anciens dignitaires de la Deuxième République qui ne se retrouvent pas dans la rébellion et des quelques opposants d'avant le 17 mai 1997.

b) La gestion des affaires de l'Etat sera plus responsable.

- Le Parlement de Transition.
Avec un Parlement de Transition composé des différentes sensibilités, une surveillance mutuelle dans la conduite des affaires de l'Etat conduira tout gestionnaire, à tous les niveaux, à se doter d'une éthique personnelle et à se soumettre à la loi de peur de jeter le discrédit sur son groupe de provenance ou sur soi-même.
- La Commission nationale des élections pour réduire les contestations des résultats électoraux.
Toute tendance se retrouvant dans la capitale, siège des Institutions nationales, la mise sur pied d'une Commission Nationale des élections favorisera le bon déroulement des élections et réduira sensiblement des contestations éventuelles des résultats électoraux.

c) La Sécurité de tout le monde sera garantie.

Par le mécanisme du partage du pouvoir, la question de sécurité de toutes les parties trouvera une solution.
Les différentes branches armées formant une seule armée nationale, chaque partie pourra donc bénéficier des moyens humains et matériels officiels pour sa sécurité.

d) Les agresseurs et les pilleurs des richesses congolaises pourront déchanter.

Le partage du pouvoir comme une étape de l'histoire actuelle de notre pays pour mettre ensemble ceux qui passent pour des principaux acteurs des actions politiques et militaires, est plus que salvateur pour l'avenir de la République Démocratique du Congo.
Comme un seul homme, les Congolais se lèveront aux fins de se débarrasser de leurs bourreaux intérieurs et extérieurs.
Par conséquent, les agresseurs et les pilleurs des richesses congolaises déchanteront.

e) Le contrôle des actions gouvernementales sera effectif.

L'existence d'un Parlement de Transition et d'une Commission Nationale des élections issus du partage du pouvoir constituent un garde-fou pour une gestion responsable de la transition tant en matière financières, économiques, judiciaires que de l'organisation des élections.
Fort de tous ces éléments, du reste non exhaustifs, il se dégage le fait qu'une gestion concertée est un facteur primordial pendant la transition et une voie indiquée pour l'instauration d'un nouvel ordre institutionnel susceptible d'apporter le bonheur aux congolais.

I.3.2. Inconvénients du partage du pouvoir.

De même que l'on envisage les avantages du partage du pouvoir, les inconvénients ne sont pas à exclure.
D'aucuns n'ignorent la race de politiciens congolais qui ne cessent de nous offrir des spectacles inédits, d'une trahison hors du commun, aux mÏurs basses et une irresponsabilité qui entre dans la légende.
Face à un tel tableau édifiant notre analyse, une étude des éventuels inconvénients s'avère indispensable bien que nous ne souhaitions pas nous y retrouver.

De notre analyse, il ressort des inconvénients du partage du pouvoir dont quelques-uns sont les suivants :
- la gestion des dossiers des demandeurs d'emploi sera une des priorités majeures ;
- le partage du pouvoir peut être porteur de germe d'une crise gouvernementale ;
- risque de l'émergence des milices privées ;
- risque d'un complot des gouvernants contre le peuple congolais.

La gestion des dossiers des demandeurs d'emplois sera une des priorités majeures.

Les premiers bénéficiaires du partage du pouvoir auront à gérer plusieurs dossiers de demandes d'emploi. Il n'est pas exclu que les rebelles soient contraints de trouver des emplois à leurs partisans en vie et d'autres qui ont perdu les leur pendant la guerre.
On assistera à une perte énorme de temps et d'énergie à la recherche de l'embauche des siens pendant que la Nation a besoin que des énergies soient maximisées et une attention soutenue soit faite pour sortir le pays de la misère.
Des critères d'embauche seront fondés, à grande échelle, sur le clientélisme, la coterie au détriment de l'excellence, la moralité ou mieux la méritocratie, conditions sine qua non pour commencer à sortir à moyen terme de la crise multiforme de la République Démocratique du Congo.

Le partage du pouvoir peut être porteur de germe d'une crise gouvernementale.

a) Risque d'insoumission ou de rébellion au sommet de l'Etat.
Personne n'ayant gagnée les élections, la soumission à certaines décisions parfois disciplinaires et réellement fondées risque d'être hypothétique. Chaque camp tenant à tout prix à protéger les postes des siens même au détriment de la Nation.
L'impunité deviendra la caractéristique principale de la transition et l'anarchie sera au rendez-vous.

b) Risque de noyautage du gouvernement.
N'ayant pas réussi par le biais de la guerre d'agression à réaliser leur plan, quelques pays occidentaux qui passent pour des experts déstabilisateurs des pays du Tiers-monde utiliseront leurs hommes aux fins de provoquer des dissensions au sein du gouvernement.
Ce qui permettra aux agresseurs de poursuivre leur sale besogne sous la bénédiction de leurs complices congolais et des quelques impérialistes occidentaux qui entretiennent la crise congolaise.

Risque de l'émergence des milices privées.

Certains animateurs des institutions qui seront légalement établies après le Dialogue Inter-Congolais, conscients des actes graves de trahison à l'endroit de la nation ou des abus sur d'autres concitoyens pourront être tentés de constituer des milices privées pour assurer leur sécurité en lieu et place de l'armée ou de la police nationale.
Il importe de retenir que l'analyse de la situation de notre pays présente un tableau peu envieux dans le cadre du Partage du pouvoir.
Au regard du cortège de torts commis sur plusieurs citoyens, les abuseurs sociaux d'hier se trouvant en "exile", ne craignent pas en réalité le pouvoir en place mais les regards des populations congolaises.
Ils savent que les Congolais n'ont pas la culture du vendetta mais ils vivent dans une psychose qui s'explique par le sentiment de culpabilité suite au mal causé aux autres, des décennies durant.
Ainsi, la peur de la raillerie et de la justice qui devra dire le droit pour la réparation de certains préjudices dont les dossiers sont restés pendants notamment la spoliation des biens d'autrui, le détournement des deniers publics, certains assassinats, enlèvement et autres méfaits considérables.
En d'autres termes, le Nouvel ordre institutionnel équivaut à un déséquilibre dans le cercle des familles des intouchables et leurs alliées, et de ce fait entraîne une désolidarisation et la fragilisation du groupe. Ce qui sous-tend la disparition progressive de l'orgueil, de la suprématie et une relégation des plusieurs membres du groupe au rang du commun des mortels.
Cette réalité conduit à une bataille de repositionnement avec pour conséquence des actions de tout genre pour protéger l'image du groupe, ses intérêts et éviter que les membres ne se rendent pas coupables des abus causés à certains paisibles citoyens. Cela est valable pour nos frères civils comme militaires se trouvant pour la plupart à l'étranger.
De tout ce qui précède, les hommes de Dieu mettent en garde toute personne qui tenterait ce genre de bandes armées.

Risque d'un complot des gouvernants contre le peuple congolais

La puissance financière des quelques occidentaux qui jouissent des effets de la guerre d'agression et de ceux d'entre eux qui bénéficiaient du système politique de la Deuxième république, pourra compromettre la naissance d'un Etat congolais qui privilégie l'intérêt supérieur des congolais.
Ces impérialistes pourront entreprendre des actions de sape pour séduire les défenseurs de la cause du peuple congolais en vue d'un rapprochement avec les congolais partisans d'une démocratie de façade pour que soit tourné le dos à des actions devant véritablement amené le pays à un développement auto-centré.
Alors nous risquons d'assister à une coalition des gouvernants issue des différents courants dans le but d'une prorogation de la Transition jusqu'à cinq ans. Une manière de gouverner sans l'aval du souverain primaire.
Ainsi, les gouvernants seront plus redevables aux puissances étrangères qui en ces jours manipulent le Dialogue Inter-Congolais en lieu et place du peuple congolais.
On pourra assister à un déferlement des investisseurs étrangers et les Institutions de Bretton Woods donneront des moyens conséquents pour inonder la République Démocratique du Congo en biens de premières nécessités et autres. Il n'est pas exclu que certains moyens qui seront mis à faveur du Congo sous forme de prêt proviennent des produits de nos richesses que les firmes étrangères exploitent présentement à l'Est, à la grande satisfaction des pays qui passent pour des modèles de la démocratie et des experts donneurs des leçons sur les droits de l'homme. Par voie de conséquence, le néo-colonialisme reviendra au galop.
Une analyse comparative des avantages et inconvénients du partage du pouvoir indique que cette option présente le risque d'un dérapage. Mais au stade actuel de la situation que traverse la République Démocratique du Congo, la mise sur pied d'un nouvel ordre politique est impérative en vue d'assurer une transition concertée de toutes les parties congolaises.
C'est à ce niveau que réside la grande difficulté du peuple congolais. Ses abuseurs sociaux en mal de repositionnement vont se tailler une voie de retour aux affaires. Les bourreaux des congolais, chargés du sang des trois millions de leurs frères morts de suite de la guerre d'agression se feront récompenser par le mécanisme du partage du pouvoir. Cela à la grande satisfaction des commanditaires de l'agression et du génocide congolais. Certains gouvernants actuels, aussi véreux que leurs prédécesseurs, trouveront une occasion pour perdurer leur système de gestion.
En dépit de leur rejet par le peuple, les protégés de la Communauté Internationale gouverneront par défit.

A cet effet, on assistera aux scénarios suivants :

- Une prorogation de la durée de la transition. A l'heure actuelle, les représentants des rebelles présents au Nigeria ont proposé au gouvernement congolais une transition de 3 à 5 ans. Mais en réalité, c'est tout un mandat de 5 ans qui est désiré et sacrifié au détriment du souverain primaire, à savoir le peuple congolais.
- Les élections seront toujours retardées parce que pour plusieurs qui sont à la porte du retour aux affaires, les élections tendent au risque de leur disqualification de la scène politique.
- Les puissances étrangères qui dénient aux congolais le droit à l'autodétermination mettront tous les moyens à contribution pour étouffer les aspirations du peuple congolais. La corruption, le noyautage du gouvernement afin de faire régner une crise voire quelques mouvements d'insurrection seront mis à profit pour assujettir les Congolais.

Quelle autre alternative pour garantir une transition devant permettre au souverain primaire de se choisir des dirigeants censés travailler pour sa cause ?
Faut-il exhorter à la bonne gouvernance ceux qui animeront la transition pour que soit considéré d'abord l'intérêt supérieur de la nation.
Ici le parcours de plusieurs des acteurs qui prétendent revenir aux affaires et même l'histoire de la classe politique congolaise depuis l'indépendance ne leur donnent aucune chance de réussite.
D'ailleurs, au regard des peines causées au peuple congolais, ils sont sous le jugement de Dieu. Le Seigneur a chassé certains d'entre eux le 17 mai 1997 et d'autres se font disqualifier par le refus de se soumettre à une gestion qui met au centre le peuple congolais qui ne cesse dans sa majorité de plaider à Dieu non coupable des maux qui le rongent. S'amender n'étant pas de la nature de ces dirigeants, une fois revenus aux affaires, le calvaire des congolais risque de perdurer.

Que faire ? La conclusion vous réserve la réponse.

1.4. Choisir la forme de l'Etat qui garantit l'intégrité territoriale de la République Démocratique du Congo.

Chers compatriotes,

La question de la forme de l'Etat, c'est-à-dire le choix entre le fédéralisme et l'unitarisme bien que n'étant pas opportune à cette rencontre pourra néanmoins être soulevée par les rebelles qui passent pour les défenseurs des agresseurs qui tiennent à la balkanisation de la République Démocratique du Congo en commençant par le KIVU comme un Etat fédéré. La vraie option de la guerre ayant échouée.
De prime à bord, ce sujet peut paraître de second plan par rapport à la recherche actuelle de la paix dans notre pays. Cependant au regard de la tentative de la tenue d'un Dialogue Inter-Kivutiens qui a été rejeté par toute la population congolaise, au cours duquel les agresseurs envisageaient l'option de proclamer cette province comme un Etat Fédéré constitue une sonnette d'alarme.

A ce stade de l'histoire de notre pays, toute personne qui opterait pour le Fédéralisme ferait preuve de l'obscurantisme politique et intellectuel ou tout simplement cette personne devra être prise pour un traître. En effet, ce serait une forme voilée de complicité avec les agresseurs et quelques occidentaux qui ont juré de la balkanisation de notre chère Patrie la République Démocratique du Congo.

En dépit de ce que tout projet de constitution sera soumis à la sanction du peuple par voie référendaire, nous croyons qu'en congolais responsable et participant à un forum devant garantir une paix durable et une démocratie réelle en République Démocratique du Congo, une décision qui décourage toute ambition de partition de la République Démocratique du Congo est plus qu'indispensable.

Toutefois, le Fédéralisme présente assez d'avantages pour le développement du pays, mais il est également admis que l'unitarisme bien appliqué offre aussi des pistes pour le progrès de la Nation. Pour certains, leur choix pour le fédéralisme est sur fonds de la gestion de la Deuxième République. Ceux-ci n'ont pas raison parce que le pays vivait la dictature qui a créé un dysfonctionnement des différentes structures du pays pour asseoir son pouvoir.

Pour ce faire, notre dévolu est jeté sur l'unitarisme pendant plus ou moins 15 ans. Ces années seront mises à contribution pour redonner à l'Etat congolais ses moyens de défense et de finances, promouvoir la culture de l'unité nationale tout en assurant sa responsabilité de garant du bonheur des congolais.

Un regret mérite d'être soulevé à l'endroit d'une catégorie de congolais qui justifient la présence des agresseurs sur le sol congolais comme une forme de pression sur le gouvernement congolais. A quoi rime cette pression ? Leur permettre de prendre ou d'accéder au pouvoir. Les trois millions des congolais qui ont péri par cette guerre d'agression constituent le cadet de leurs soucis.

Par conséquent, que peut-on attendre de bon dans le chef des politiciens congolais de la vieille et de la nouvelle génération ? Certes, dans ce champ, il y a des bons grains mais l'ivraie surabonde. D'où, le moissonneur reste pessimiste au triage des animateurs dans la configuration actuelle du Dialogue Inter-Congolais.

Notre adresse aux participants au Dialogue Inter-Congolais appelle aussi une interpellation à d'autres composantes de la société congolaise.
Chaque congolais quelle que soit la responsabilité qu'il a assumée ou qu'il assume doit s'interroger s'il a semé le bonheur ou le malheur, la vie ou la mort du peuple congolais.
Le peuple congolais a connu des pouvoirs successifs qui ont eu le mérite de créer des conditions favorables à l'autodestruction de la nation congolaise par ses propres fils. Par conséquent, la République Démocratique du Congo a basculé dans une dérive totale. La déconsidération du statut de l'agent de la fonction publique et des métiers progressistes tels que celui de l'enseignant, du médecin, de l'agriculteur, de l'écrivain, du journaliste a conduit le peuple à opter pour des techniques de survie fondées sur les anti-valeurs, chères aux dirigeants et politiciens congolais.

Ceux-ci chérissent notamment la corruption, l'enrichissement sans cause, l'impunité, le clientélisme, l'ethnocentrisme, les relations intimes avec plusieurs femmes et jeunes filles même avec des mineurs voire des femmes mariées indécises.

En plus de toutes les peines que le peuple congolais a endurées pendant plus de trois décennies, une agression soutenue par les grandes puissances est venue semer la désolation en République Démocratique du Congo, avec un génocide de trois millions de congolais morts jusqu'à la fin de l'an 2001. Une guerre qui accomplira quatre ans dans plus ou moins sept mois, soit le 02 août 2002.

Malgré tous ces maux, plusieurs couches sociales de la République Démocratique du Congo, notamment celles de la société civile, sombrent dans l'inertie et dans une foi en Christ qui n'en est pas une en réalité parce que pour le Seigneur, sa parole ne déconnecte pas l'homme de ses responsabilités sociales. Toute déconnexion fausse la foi en Dieu.
- Les musiciens congolais se tapent la poitrine pour de grandes productions qu'ils effectuent en Europe, aux USA et ailleurs, mais aucun échos ni attitude de leur part ne traduit aux yeux de l'opinion de ces pays étrangers l'injustice que la République Démocratique du Congo subit et le génocide congolais.
- Les pasteurs et autres serviteurs de Dieu congolais font tant de sermons en France, aux USA et à Londres mais, sauf erreur de notre part, aucun d'eux ne fait du drame congolais un des sujets majeurs de ses prédications.
- Les églises congolaises qui regroupent 80 à 85 % de la population congolaise ont, dans leur majorité, focalisé leurs énergies à la prédication et à la prière de bénédictions, d'obtention de visas, de mariages, la chasse aux démons, etc.
Des rencontres sur la situation du pays qui sont organisées dans le cadre scientifique et autres qui devraient bénéficier de l'apport des hommes de Dieu en tant que faiseurs d'opinions, voient ces derniers s'y désengager. Pour bon nombre d'entre eux, créer des ONG, des Associations de Droits de l'Homme, des Mouvements Sociaux ou des Groupes de pression tels que les syndicats constitue une distraction, car les apôtres de l'église primitive ne se sont pas engagés à des activités du genre. Ceux qui s'adonnent à ces choses sont pour certains croyants des serviteurs de Dieu moins spirituels.
- Les syndicats, les membres des organisations non gouvernementales, différentes corporations et associations orientent leurs efforts sur leurs activités de routine. Des critique sur la vie sociale fusent de toutes ces associations mais une mobilisation en vue d'organiser les congolais pour une prise en charge conséquente parait presque nulle.
- Les différentes équipes sportives congolaises qui se produisent dans les stades d'autres pays, n'exigent rien en mémoire des millions de congolais qui sont tombés sous les balles, machettes, brûlure à l'eau chaude et incendie des agresseurs soutenus par la Communauté Internationale.
- Les journalistes congolais de la chronique musicale qui livrent, avec autant d'enthousiasme, les informations sur les productions et la santé de nos orchestres en séjour en Europe ou aux USA, n'ont pratiquement jamais fait échos de leur démarche dans l'opinion publique de leurs pays d'accueil pour parler de la tragédie congolaise. Tout se fait comme si l'on séduit les jeunes congolais à se rendre en Occident "MIKILI" pour le plaisir de la vie. La crise congolaise, avec plus de trois millions de morts, semble ne pas les préoccuper.
- Les télévisions congolaises se comportent comme si tout allait pour le mieux. A longueur des journées, vous avez la musique, le théâtre et autres divertissements sans aucun spot devant revenir régulièrement pour que demeure présent dans l'esprit des téléspectateurs congolais que le pays est occupé par des étrangers. Tout étranger qui suit nos télévisions et connaissant la situation critique que traverse notre pays, ne péchera pas de taxer les congolais des irresponsables, des gros bébés, des ombres d'hommes ou des timbrés.
- La diplomatie congolaise est aussi décevante par son incapacité de générer des voies et moyens pour non seulement de donner l'information exacte sur la crise congolaise aux autorités de leurs pays d'affectation, mais de le faire également dans différentes communautés de la diaspora congolaise tout en influençant l'opinion publique de ces nations.

Si les politiciens et certains dirigeants congolais pèchent en ne jurant que sur leurs intérêts, les principaux faiseurs d'opinion de la société civile que sont entre autres les serviteurs de Dieu, les musiciens, les journalistes, les syndicalistes, les activistes de droits de l'homme sont presque démissionnaires ou mieux incapables d'assumer valablement le destin de leur patrie.

C'est alors qu'il apparaît que la société congolaise est plus que malade. Nous pouvons donc nous interroger comme Paul aux Galates, PEUPLE CONGOLAIS, QUI VOUS A ENVOUTE ?

Alors, que dire de tonnes de prières que les chrétiens congolais ne cessent d'adresser à Dieu ? Ce Dieu existe-t-il réellement ? Peut-on croire à une intervention divine ?

Oui, le Dieu des congolais est réellement le Créateur de l'univers. Il a déjà exaucé les prières des congolais. Mais, dans son principe qui remonte à la création, Dieu utilise généralement l'homme pour accomplir son dessein. L'homme est l'instrument principal de la solution de Dieu.

En République Démocratique du Congo, Dieu a assumé sa part de responsabilité et il appartient aux congolais d'assumer la leur. Ce n'est pas en vain que Dieu leur a doté d'intelligence, de sagesse et de la conscience.

II. AUX FRERES DE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE

Chers frères et sÏurs,

Avant toute chose, nous tenons à vous rappeler que la République Démocratique du Congo reste reconnaissante des bienfaits de la coopération multilatérale et bilatérale avec l'Occident et les Institutions de Bretton Woods.
Votre apport dans l'émancipation de notre peuple à travers notamment la technologie et certaines assistances que la République Démocratique du Congo bénéficie ne peuvent laisser indifférent le peuple congolais.
C'est ainsi qu'à travers l'UNION DES SERVITEURS DE DIEU POUR LA REUSSITE DU DIALOGUE INTER-CONGOLAIS ET LA DEMOCRATIE, veuillez trouver ici l'expression de sentiments de gratitude du peuple congolais. Que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ vous bénisse !

Cependant, comme il est admis que dans le meilleur d'entre les communs des mortels, il ne manque pas des défauts, nous avons décrit dans notre préambule le tableau sombre de tant de maux que vous avez fait subir à notre peuple.

Hormis, les affres de la traite négrière et la colonisation, aux premières heures de l'indépendance du Congo Démocratique, vous avez opposé ses fils et planifié la sécession Katangaise et Kasa•enne. Votre sale besogne s'est poursuivie par des assassinats de certains leaders politiques et plusieurs autres patriotes. Par votre faute, une rébellion a vu le jour en 1964 et elle a conduit à la mort de 500.000 congolais.

Comme si cela ne suffisait pas, vous avez soutenu une dictature pendant plus de trois décennies en dépit de la clochardisation du peuple congolais. Aujourd'hui, vous poursuivez votre logique de considérer le peuple congolais comme des bêtes de somme ou des gibiers.Vous avez suscité une agression honteuse au mépris de la Charte des Droits de l'Homme et de tous les traités, accords et conventions internationaux en la matière.

Le Congo vit un génocide plus de trois millions morts et les armées des pays agresseurs s'affrontent sur le sol congolais sous votre regard complaisant marqué d'une insensibilité qui frise le satanisme. La mort des congolais qui sont moins importants que les chiens bergers ne vaut pas la réussite du plan de balkanisation du pays pour le partage entre la tro•ka.Chacun des pays conquérants devant devenir maître de la partie acquise et exploiter à sa guise ses richesses.

Chers frères et sÏurs,

Ne voudriez-vous pas arrêter de martyriser le peuple congolais et de vous complaire de son carnage ? Qu'a fait le peuple congolais pour le placer dans des conditions qualifiables de punitives depuis son indépendance ?

Tenez, depuis 1990, la République Démocratique du Congo reste sous embargo sur tous les plans pour des raisons fort obscures. Si ce n'est pour assouvir vos ambitions au profit de l'intérêt de vos populations respectives, le peuple congolais étant ainsi chosifié.

Nous avons l'impression que vous oubliez que vos populations sont des humains au même titre que celles de la République Démocratique du Congo. Nous sommes tous issus d'un même créateur. Si le Congolais est animalisé, il va de soit que tout ressortissant de vos pays qui épouse une congolaise fait de la bestialité et de ce fait devient aussi bête. Gloire à Dieu parce que le mariage entre nos concitoyens prouvent que tous se reconnaissent hommes.

Ce sont plutôt quelques-uns sans cÏurs qui donnent l'effet de méconnaître aux congolais le droit de vivre heureux et en dignité. Croyez-vous que la différence de couleur peut faire des congolais des sous-hommes ? Nous pensions que la ségrégation était devenue anachronique, mais vos attitudes nous démontrent le contraire et prouvent ainsi qu'elle n'a fait que changer de forme. Le fait de secourir rapidement avec des moyens conséquents un pays d'Occident en guerre en vue d'éviter beaucoup de morts et les efforts qui sont déployés pour une distribution des vivres à la mesure des besoins traduit la discrimination.

Car pour les autres pays comme ceux de l'Afrique et dans le cas d'espèce la République Démocratique du Congo, vous optez la thèse de MALTHUS, celle d'occasionner la mort des plusieurs noires pour réduire le nombre de la population mondiale en vue de pallier à une probable insuffisance alimentaire au niveau planétaire. C'est, du reste, dans cette logique que vos envoyés sur le sol congolais ont déversé des sidéens dans les territoires congolais sous leur contrôle sans que cela ne vous inquiète et ne fasse écho dans votre presse. Celle-ci n'attend qu'une erreur des congolais ou une accusation des agresseurs pour harceler le gouvernement congolais.

A qui adressons-nous ce propos ?
A la Communauté Internationale.
Qui est-elle ?

Il s'agit de quelques membres permanents du Conseil de Sécurité qui y exercent une influence toute particulière, notamment les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France. Il se fait malheureusement que ce sont les trois pays qui martyrisent notre peuple avec le concours, non moins négligeable, de notre ancienne métropole qui est la Belgique.

Ceci justifie l'arrogance des agresseurs qui passent pour les protégés des grandes puissances du monde. Mais ils oublient qu'il y a un TOUT PUISSANT, le maître des cieux et de la terre. Ne savez-vous pas que vous aurez à rendre compte au Créateur de toutes les races ? Même avant cette comparution, n'êtes-vous pas conscients que tout se paie ici bas à moins de s'amender à temps. La Bible ne nous dit-elle pas que chacun récoltera ce qu'il aura semé ? Quel que soit votre arsenal militaire et votre puissance économique, la main de Dieu est imprévisible. Elle vous appellera en justice dès cette vie terrestre.

Les évènements du 11 septembre 2001 aux USA, nous les déplorons et soutenons que des tels actes soient réprimés avec la dernière énergie. Aux auteurs, nous leur demandons de ne plus récidiver. Cependant, ce qui est arrivé est une preuve des limites de la toute grande puissance mondiale. C'est aussi un des signes précurseurs du retour du Christ, le juste juge et de la conséquence de la pratique d'une politique de chosification des autres peuples. Avant de clore ce mot adressé à la Communauté Internationale, un message aux juifs est plus qu'important.

Chers frères Juifs,

Face au génocide congolais et à une telle injustice décrite ci-haut, aucune autorité juive ne dit mot. Ne dit-on pas que qui ne dit mot consent ? Pourtant, vous avez vécu dans votre chair les horreurs des massacres de près de 6 millions de vos compatriotes sous le régime nazi. Jusqu'à ces jours ceux qui ont participé, d'une manière ou d'une autre, à cette barbarie, sont toujours recherchés et comparaissent devant la justice.
Quel sentiment avez-vous face à plus de 3 millions des congolais tués, d'autres sont en déportation et des massacres se poursuivent ? Les derniers en date, c'est la fusillade des étudiants à Wembonyama, un des territoires congolais que continuent à occuper les agresseurs ?
Nous aurions pensé que fort de votre expérience malheureuse précitée, vous seriez les défenseurs de tout peuple qui subirait un traitement du genre. Cela d'autant plus que les Congolais sont victimes d'une injustice de la part des grandes puissances aujourd'hui comme ce fut votre cas du temps de l'Allemagne d'Hitler. Logiquement, les USA, la Grande-Bretagne et la France, principaux artisans du carnage des congolais devraient subir des pressions de votre peuple malgré vos problèmes internes.

Israël,

Nous vous invitons à être solidaire, d'une manière effective, aux congolais pour la défense de sa cause qui est, du reste, juste. Les commanditaires de l'agression et leurs alliés n'ont aucune base d'accusation pour justifier ces actes. Souviens-toi de la Parole du Seigneur qui nous demande de ne point nous complaire ou faire aux autres ce que nous ne voulons que l'on nous fasse.

Chers frères de la Communauté Internationale,

Nous vous prions d'être conséquents avec vos propres principes, faute de quoi, vous subirez le verdict final qui va sanctionner la fin de ce Mémorandum. Mais présentement, le Dialogue Inter-Congolais est l'occasion la mieux indiquée pour vous racheter.

CONCLUSION

Que le nom de l'Eternel soit loué aujourd'hui parce qu'Il nous a donné l'occasion de nous adresser à nos bien-aimés congolais qui vont parler au nom du peuple congolais au Dialogue National. Tout en relevant quelques faits qui traduisent l'irresponsabilité de principaux faiseurs d'opinion dans la chosification des congolais, de la tête au pied, la nation congolaise est malade.

Le Dialogue Inter-Congolais passe pour la thérapie à la crise multiforme qui paralyse la société congolaise. Mais dans sa configuration actuelle, plus d'un analyste qui connaît les politiciens et les dirigeants congolais pense que ces assises sont hypothétiques.

A la base, les causes endogènes et exogènes du drame congolais restent présents à la fois dans le chef de plusieurs de ceux qui sont choisis comme participants à ce Forum ainsi que dans la vision politique de certains gouvernements de grandes puissances. Ceux-ci tirent exagérément profit de la situation confuse que traverse la République Démocratique du Congo.

Ce pessimisme se fonde sur cinq faits majeurs suivants :

1. Plusieurs candidats participants au Dialogue Inter-Congolais sont réputés pour déconnexion légendaire de l'intérêt supérieur de la nation. Ayant une conscience chargée due à un passé peu élogieux, ces congolais savent que le peuple congolais les qualifie de véreux et des mercenaires. Pour eux, Ïuvrer pour l'avènement d'un nouvel ordre politique qui restitue la souveraineté aux congolais constitue ni moins ni plus un suicide politique. D'où le Dialogue National ne doit pas être un cadre pour réhabiliter le peuple congolais dans sa prérogative de détenteur du pouvoir ;

2. Les contrats commerciaux et l'élan juteux de l'exploitation illicite des ressources et richesses congolaises, à vil prix par des groupes américains, anglais, français et autres compromettent une issue heureuse de l'actuel Dialogue Inter-Congolais. L'objectif principal de ce dernier étant de permettre au peuple congolais de jouir de son droit à l'autodétermination

3. La guerre d'agression avec son génocide de trois millions de congolais est venu culpabiliser davantage certains politiciens congolais de l'ancienne comme de la nouvelle génération qui se sont engagés directement ou indirectement aux cotés des agresseurs. Les étrangers qui ont financé l'agression avec l'espoir d'aider les ressortissants du Rwanda, Burundi et Ouganda à prendre le pouvoir en République Démocratique du Congo regrettent ce mauvais calcul.
La résistance inattendue des congolais, le carnage des congolais dont les plaies risquent de demeurer longtemps avant de se cicatriser inquiètent les commanditaires de l'agression. Leur préoccupation principale est de savoir comment ramener les peuples agresseurs et les agressés à une cohabitation d'avant la guerre. La logique reste un schéma de musellement du peuple congolais. C'est donc la dictature des grandes puissances qui cherchent à se tailler du chemin en utilisant la bouche des politiciens congolais en mal de repositionnement. Leurs hommes de l'époque de la Deuxième République et d'autres congolais qui ont été domestiqués après ce régime sont les catalyseurs du plan d'asservissement des congolais.
Hier, certains "pionniers" de l'indépendance à la Table Ronde de Bruxelles en 1960 avaient pour mission de saper l'indépendance de la République Démocratique du Congo. Aujourd'hui, d'autres congolais viennent de s'ajouter à la liste des traîtres de 1960 pour torpiller le Dialogue Inter-Congolais. Ceci dit, le nouvel ordre politique qui répond aux aspirations du peuple congolais ne semble pas être au rendez-vous au Dialogue National actuel.

4. Que le Congo Démocratique soit dirigé par un congolais de souche et un patriote est un péché parce qu'il empêche à la terre congolaise de demeurer un territoire d'exploitation libre et à vil prix de ses ressources par une poignée des gouvernements de l'Occident et leurs complices congolais. C'est, du reste, dans cette logique que le système gouvernemental de la deuxième République ayant mieux servi les étrangers que les congolais, a bénéficié d'un soutien total de grandes puissances. Cette gestion extravertie est une des raisons majeures de la longévité de ce régime.
Tout est donc mis en marche pour éviter à la République Démocratique du Congo d'atteindre un seuil de développement qui lui élargit la marge d'autonomie de la gestion de ses richesses. La guerre d'agression a servi notamment aux grandes puissances d'exploiter presque sans frais les ressources congolaises en vue de la fabrication de certains engins et appareils. Il a été évité à la République Démocratique du Congo d'encaisser les revenus qu'aurait généré la vente de ses ressources, au risque de donner au Congo les moyens substantiels qui lui auraient permis non seulement de sortir de la crise mais également de faire un pas considérable dans le développement.
A cet effet, au plan politique, ceux qui tirent les ficelles du Dialogue Inter-Congolais veulent faire monter les enchères autour du poste de Chef de l'Etat ; l'objectif étant d'amener le Chef de l'Etat à se sentir plus redevable à l'étranger qui "usera" de "son influence" pour son maintien au pouvoir, qu'à son peuple qui ne l'a pas élu.

5. Le peuple congolais est orphelin d'un leader capable de le mobiliser pour une négociation réfléchie et responsable des enjeux de l'heure aux fins de la reconquête de sa souveraineté longtemps confisquée par des minorités, depuis la traite négrière, en passant par la colonisation et la dictature qui est un néo-colonialisme par les mains des nationaux.

Eu égard à ce qui précède, les serviteurs de Dieu et chrétiens congolais s'exprimant dans le cadre de l'UNION DES SERVITEURS DE DIEU POUR LA REUSSITE DU DIALOGUE INTER-CONGOLAIS ET LA DEMOCRATIE exige ce qui suit :

I. Aux participants au Dialogue Inter-Congolais.

1. Le consensus sur tout point à traiter doit se faire autour de l'intérêt supérieur du peuple congolais et non sur base des intérêts partisans du RCD, du MLC, du Gouvernement, de l'Opposition non armée, de la société civile structurée et autres.

2. Le Dialogue National n'est pas votre affaire personnelle quel que soit le bénéfice de confiance que vous pouvez jouir des étrangers ou des congolais. Etant, un Forum du peuple, notamment le projet d'Ordre du Jour tel que conçu par vous qui êtes une minorité doit être amendé selon les desiderata de la majorité. L'UNION met à votre disposition son document intitulé "REACTIONS AU PROJET D'ORDRE DU JOUR DU DIALOGUE INTER-CONGOLAIS".

3. La question de nationalité n'est pas votre problème. En République Démocratique du Congo, il existe une loi en la matière et qui répond aux principes universellement appliqués par toutes les nations du monde à cette époque contemporaine. Laissez toute la latitude au peuple congolais de se prononcer sur cette question par la voix référendaire et le cas échéant, à son parlement de statuer sur cette question au temps opportun.

4. Evitez de distraire le peuple par des déclarations tendant à la conquête du poste de chef de l'Etat. A moins d'une erreur de notre part, l'actuel président défend valablement la cause du peuple congolais. Nous vous prions de vous attaquer à l'essentiel à savoir, le départ sans conditions des troupes d'agression et la mise sur pied des mécanismes institutionnels devant permettre au peuple de se prononcer par la voie des urnes sur ses futurs dirigeants dans un délai de deux à deux ans et demie.

II. Au Gouvernement congolais.

1. De vous investir totalement pour sortir le peule congolais de sa misère. Que le social soit votre cheval de bataille. Pour ce faire, en dépit de la guerre militaire et économique que nous imposent les ennemis du peuple congolais, assumez-vous pour redonner aux congolais l'espoir et le goût de vivre heureux sur leur sol.

2. Mettez tous les moyens pour conscientiser et mobiliser toutes les couches congolaises en vue de donner l'assaut final pour la récupération de la souveraineté du peuple congolais. Aujourd'hui, plus qu'hier, la victoire est au bout des doigts des congolais. La guerre d'agression et économique que nous imposent les grandes puissances n'en a rien enlevé au peuple congolais sa détermination. Que l'argent des contribuables ne serve pas à enrichir les dirigeants congolais, mais à la mobilisation de toutes les énergies nationales pour la cause commune et la dignité de ce grand peuple qui aime Dieu et qui est aimé de Dieu.

3. Ne vous laissez pas séduire par des compromissions qui hypothèquent la souveraineté du peuple congolais, en cherchant à imiter les dirigeants de la Deuxième République pour rester longtemps au pouvoir. Les époques ont changé et le plan divin en République Démocratique du Congo a atteint un niveau où tout obstacle à la volonté de Dieu sera mis sous le jugement sévère de Dieu.

4. Par la grâce de Dieu, tenez bon, la victoire de la cause du peuple congolais est certaine.

III. Au peuple congolais.

1. Evitez de dire aux participants au Dialogue Inter-Congolais "BAYOKANA KAKA" (qu'ils s'entendent tout de même, qu'ils dégagent un consensus entre eux).

2. Exigez-leur de faire votre volonté que vous devez exprimer par écrit et dans les médias jusqu'à la libération totale du dernier cm2 de notre territoire et au recouvrement de votre souveraineté.

3. Utilisez vos différentes organisations et autres structures : chaque église et paroisse, les mutuelles (régionales, communales, de quartier, É), les associations des anciens de telle école ou telle entreprise, tous les orchestres (chrétiens, profanes, religieux), les corporations professionnelles, les syndicats, les différentes ONG, ASBL et toute organisation qui existe en République Démocratique du Congo.
Au lieu de vous cotiser pour la boisson après un match de football-loisir, suspendez-les momentanément, pour financer vos prises de position dans les médias. Une fois sortie de la crise, vos loisirs auront un sens car un peuple humilié et opprimé qui verse dans les loisirs sans dégager certaines énergies en guise d'une contribution effective à sa libération est assimilable à un troupeau de moutons en lieu et place des êtres humains. Refusez l'esprit moutonnier.

Peuple congolais,

Prenez-vous en charge et résistez car votre longue marche depuis 1990 a fait que vous soyez déjà "proches" de la terre promise. Vos ennemis le savent et ils cherchent à vous persuader de l'échec de votre résistance. C'est faux, encore un petit effort et surtout une conjugaison de vos énergies collectives, la tempête du néo-colonialisme qui a soufflé derrière l'agression est suffisamment affaiblie.

N'oubliez jamais qu'AUCUN ETRANGER NE POURRA S'INVESTIR A FOND POUR LA CAUSE CONGOLAISE, SI LE PEUPLE CONGOLAIS NE LE FAIT EN PREMIER LIEU.

Retenez qu'aucun peuple suffisamment organisé et décidé ne peut être vaincu par la plus grande armée du monde.

IV. A la Communauté Internationale.

Le peuple congolais demeure conscient et reconnaissant des bienfaits de la coopération multilatérales et bilatérales avec l'Occident et les institutions de Bretton Woods. Mais il déplore que vous qui devez garantir la paix et assurer les conditions de développement de la République Démocratique du Congo, vous érigez des barrières pour maintenir les congolais dans un état de dépendance totale et de servitude.

Vous achetez la conscience de nos dirigeants en vue de vous servir en contrepartie de votre garantie pour leur pouvoir. Ainsi, ils deviennent plus redevables à vous qu'à leurs peuples respectifs. Par conséquent, au fil des années, le pouvoir corrompu engendre le dysfonctionnement des structures nationales.

Au plan économique, tout est fait pour limiter l'essor de notre économie au profit de la bipolarisation économique. D'une part, votre bloc doit tendre à l'industrialisation et d'autre part, vous amenez systématiquement les nations dites pauvres à demeurer un réservoir des matières premières pour vous.

Entre temps, vous êtes les premiers à taxer les peuples d'Afrique noire en général et celui de la République Démocratique du Congo en particulier, d'incapables qui ne se contentent que de la consommation des produits des efforts des autres. Bref, vous soufflez le chaud et le froid. Vous nous empêchez de nous développer et au même moment, vous condamnez notre improductivité au niveau mondial. Autrement dit, vous voulez de nous d'une chose et de son contraire.

L'UNION vous prie de ne point faire au peuple congolais ce que vous ne voulez pas que l'on fasse à vos peuples respectifs. Veuillez demander à vos agents qui nous ont agressé de quitter le territoire congolais sans délai et sans conditions. Les richesses congolaises que vous amassez chez vous après que vous ayez fait couler le sang innocent de plus de trois millions de congolais sont des malédictions qui ne vont tarder de ronger vos économies.

Au terme de ce mémorandum qui est caractérisé essentiellement par des interpellations et exhortations, les serviteurs de Dieu et chrétiens congolais réunis au sein de l'UNION DES SERVITEURS DE DIEU POUR LA REUSSITE DU DIALOGUE INTERCONGOLAIS ET LA DEMOCRATIE se fondant sur les réalités bibliques réservées aux traîtres qui refusent de s'amender à temps :

"De ce nombre sont Hyménée et Alexandre, que j'ai livrés à Satan afin qu'ils apprennent à ne pas blasphémer" (I Timothée 11 : 20).

"Josué et tout Israël avec lui prirent Acan, fils de Zerach, l'argent, le manteau, le lingot d'or, les fils et les filles d'Acan, ses bÏufs, ses ânes, ses brebis, sa tente et tout ce qui lui appartenait ; et ils les firent monter dans la vallée d'Acor. Josué dit : Pourquoi nous as-tu troublés ? L'Eternel te troublera aujourd'hui. Et tout Israël le lapida. On le brûla au feu, on les lapida" (Josué 7 : 2425).

Déclarent qu'à dater de ce jour :

EST LIVRE A SATAN ET MAUDIT AVEC SA FAMILLE ET SES BIENS :
1. Tout congolais qui adopterait une attitude de trahison à l'endroit de la nation congolaise en association avec d'autres congolais ou des étrangers ;
2. Tout participant au Dialogue Inter-Congolais ou à toute autre rencontre sur la République Démocratique du Congo qui trahira la cause du peuple congolais ;
3. Tout étranger qui va entreprendre des actes de nature à déstabiliser le peuple congolais et l'asservir à nouveau. Eternel Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, que l'on sache que tu es le Dieu Tout Puissant, créateur des cieux et de la terre et que par Jésus-Christ ta grâce s'est répandue sur le peuple congolais.

Exauce notre prière pour confondre ceux qui se moquent des congolais pour leur dévotion à ta personne et le monde saura que tu es le véritable Dieu et que nous sommes tes serviteurs.

Vive l'Eglise du Congo Démocratique,
Vive le Peuple Congolais,
Vive la République Démocratique du Congo,
Amen.

Fait à Kinshasa, le 28 janvier 2002

Pour l'Union des Serviteurs de Dieu pour la Réussite du Dialogue Inter-Congolais et la Démocratie

- Coordonnateur : Pasteur Josué WANDJA OKITOLUA/FCDIH

- Coordonnateur adjoint : Pasteur BUETUSANGA/CBCO-ECC

- Secrétaire : Pasteur MANGOMBO TSHING/CEFMC

- Secrétaire adjoint : Evangéliste Emile LUHUMBU/Eglises de Réveil

- Conseillers :
- Pasteur Freddy BOFATA/Eglises de Réveil
- Pasteur MUKUETE/CBCO-ECC
- Pasteur Samuel NSITUMWENE/CADC-ECC
- Pasteur Faustin DIAZOLA/CADC-ECC
- Pasteur Jean KYAMBI/Eglises de Réveil
- Pasteur MWAMBA NZAMBI/Eglises de Réveil
- Pasteur Jacques NLOMBE FUTA/CADC-ECC
- Ancien José MAVITA/Eglise Les messagers

E-Mail : union_usdri@yahoo.fr
Tel.: 243 89 32320

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