APRES BUKAVU, C’EST LE NORD-KIVU
QUI EST ENCORE OCCUPE PAR LES « FDR » ex APR

Les associations paysannes, la Société Civile, les églises, ont dénoncées les mouvements suspects des troupes rwandaises, Forces de Défense de Rwanda (ex : APR) et de la milice Pro-rwandaise connues du Nord-Kivu sous le label « Local Défense » de monsieur Eugène SERUFULI.
Des armes et munitions ainsi que des tenues militaires et des véhicules de transport ont été disponibilisés par le Rwanda pour terroriser les populations innocente du Grand Kivu ; des vedettes rapides et autres canots motorisés de l’armée rwandaise sont partis du port de Kibuye franchir les frontières de la RDC en passant par Kalehe, Birava, Mukwija et Katana.
Ces opérations de débarquement s’effectuaient le jour comme la nuit sans provoquer la moindre interrogation de la MONUC. D’autres camions ayant servis au transport des assaillants portaient l’immatriculation Tous pour la Paix et Développement « TPD » du Gouverneur Eugène SERUFULI issu du RCD-Goma, sur instigation du Rwanda pour masquer l’encadrement des milices au Nord-Kivu (Hutu et Tutshi).
Déjà le 27 avril 2004, les populations Tutsi habitant la ville de Bukavu ont commencé à quitter cette ville et s’installer dans la préfecture de Ciangungu au Rwanda. Aux gens qui leur demander les raisons de ce départ insolite, ils répondaient que la situation politique de l’heure en RDC n’était pas bonne et qu’ils préféraient se mettre à l’abri chez leurs frères au Rwanda. Il faut noter qu’aucun conflit n’était signalé toute cette semaine durant entre les populations du Sud-Kivu et celles de Bukavu en particulier. Il y a lieu de signaler que c’est le jeudi 27 mai 2004 que les combats ont éclaté, lorsque les militaires sous les ordres du Colonel MUTEBUSHI voulaient se rendre au Rwanda par la frontière Ruzizi I. pour se ravitailler et recevoir les instructions de la hiérarchie militaire de Kigali, mais ils se sont butés au refus des militaires loyalistes FAC, d’ouvrir la frontière.
Le Colonel MUTEBUSHI suspendu depuis mars 2004 par l’Etat-Major Général des FAC pour s’être attaqué à son chef, le Général Prosper NABYOLWA et avoir causé la mort de quatre gardes corps de son supérieur, avait réussi à mobiliser plus de 1.000 hommes en arme et prendre le contrôle du pont de la Ruzizi I. faisant frontière entre le Rwanda et à couper la partie sud de la ville de Bukavu.
Le gouvernement rwandais qui a tiré des profits énormes des richesses pillées en RDC, après avoir placé ses hommes au gouvernement, dans l’armée et l’Assemblée Nationale, a cru qu’il pouvait tout contrôler en RDC.
Les troupes rwandaises qui ne sont pas retiré en RDC donc au Kasaï et au Nord-Kivu, évaluées à plus de 15.000 hommes, ont goûté au lucre à travers le pillage des richesses du Congo. Ces militaires deviennent encombrants et dangereux pour Kigali qui dans un premier temps a obligé au Rassemblement Congolais pour la Démocratie en sigle « RCD-Goma », de les accepter dans ses effectifs à intégrer au sein des Forces Armées Congolaises, Kigali s’est décidé dans la suite de les pousser à déclencher une troisième guerre en RDC dans l’objectif de contrecarrer la transition congolaise en marche.
En effet, le 27 mai 2004, il s’est tenu à Bujumbura une réunion regroupant les représentants des forces engagées dans la nouvelle guerre du Kivu. Le Vice-Président RUBERWA qui séjourne dans la capitale Burundaise profitant de la circonstance reçoit diverses délégations et ses hommes prennent des contacts avec quelques enfants du Sud-Kivu afin de donner un caractère congolais à la troisième guerre d’agression. Le Commandant Odilon KURIENGA MUZIMU du fameux MUNDUNDOYO (Milice Pro-Rwandaise du Sud-Kivu) reçoit les garanties de la clique patient MWENDANGA, Xavier CHIRIBANYA, BORA et MIRINDI pour des dividendes à tirer d’une occupation du Kivu et même de la proclamation de la République des Volcans.
Quelques jours après, une mission gouvernementale conduite par le Vice-Président RUBERWA arrive à Goma le 29 mai 2004 ; certains membres du gouvernement de transition voyagent sans connaître les cartes cachées du Leader du RCD. Lorsqu’on a vu les événements tourner autrement à Goma, plusieurs observateurs se sont posé la question de savoir si RUBERWA était venu commander ses troupes, car la délégation a eu la vie sauve en allant se réfugier à la MONUC, on a vu même pendant la réunion se tenant à l’Hôtel Ihusi, sous la direction de RUBERWA, un groupe d’étudiants rwandophones prendra tour à tour les conversations suspectes avec le Gouverneur SERUFULI. Peu après, ces mêmes étudiants rwandophones ont commencé à crier que KAMERHE était indésirable à Goma y compris les autres Ministres issus du RCD ayant refusé d’obéir aux ordres de Kigali, qui avait donné le feu vert pour le départ des ses troupes à l’assaut de Bukavu. Ceci après avoir fermé l’aéroport de Goma. Dans l’entretemps, le Gouverneur SERUFULI va de nouveau mobiliser quatre véhicules afin de faciliter à L. NKUNDABATWARE le transport des troupes au Sud-Kivu.

A. IMPLICATION DE LA MONUC

Le 28 mai 2004 la cité de Minova va tomber sans résistance car le Commandant bataillon trouvé sur place, était aussi rwandophone.
Tous les militaires rwandophones ex-RCD trouvé le long de la route NYABIBWE jusqu’à l’aéroport de Kavumu s’étaient ralliés. à L. NKUNDABATWARE tournant les canons contre les Maï-Maï. Le jeu de la MONUC de demander le repli des troupes loyalistes FAC va occasionner la chute de l’aéroport de Kavumu, le 30 Mai 2004.
L’on se demande pourquoi les troupes rebelles de NKUNDABATWARE qui ont tué un observateur de la MONUC à Kalehe le 29 mai 2004, n’ont pas fait l’objet d’une quelconque réplique de la MONUC, pourtant les représentants de la MONUC Bukavu et Goma ont fait des communiqués mettant en garde les forces rebelles contre toute tentative de prise de l’aéroport de Kavumu.
La MONUC a obligé les Forces Armées Congolaises de reculer dans la ville de Bukavu et va ouvrir la voie aux troupes du Colonel MUTEBUSI jusque là cantonnée à Nguba et va permettre à deux bataillons venus du Rwanda de joindre le lot des insurgés tutsi du Rwanda, pour attaquer les forces du Général MBUZA MABE.
Le pillage, viol et massacres des hommes d’affaires va commencer après que le courant électrique ait été coupé à partir du barrage de Ruzizi. L’on a vu à Bagira les véhicules de la MONUC avec à leur bord les hommes du Commandant FDR-APR Doris où ils ramassaient les cadavres des militaires Rwandais et ne jetaient aucun regard sur les 4 corps des militaires Congolais qui seront enterrés par la population le 2 juin, jour de l’occupation de la ville de Bukavu par les agresseurs

B. LA COMPLICITE DU COMMANDANT REGION MILITAIRE, LE GENERAL OBEDIRWABASIRA

Le 03 juin 2004, manifestations des étudiants dans toutes les villes de la République Démocratique du Congo, demandant ainsi le retrait immédiat des troupes d’agression de la vile de Bukavu et l’application du chapitre 7 par la MONUC conformément aux résolutions du Conseil de Sécurité de Nations-Unies.
Cette mobilisation avait attiré l’attention non seulement de la Communauté Internationale, mais aussi du gouvernement de la République Démocratique du Congo qui a renforcé les régions militaires de l’Est dans le cadre du brassage des troupes.
L. NKUNDABATWARE sera obligé de se retirer de la ville de Bukavu, mais comment expliquer que le même NKUNDA est arrivé à Goma avec les biens pillés au Sud-Kivu sans être interpellé par le Général OBEDIRWABASIRA sensé maintenir la discipline militaire au Nord-Kivu ?

  • Des militaires sous les ordres du Gen OBEDI ayant participé à l’attaque de la ville de Bukavu sont rentrés avec des blessures à Goma, les uns internés dans les hôpitaux et d’autres ont réintégré leurs unités comme s’ils revenaient d’une mission officielle.
  • Le Commandement des Forces Armées Congolaises a demandé au Général OBEDI de mobiliser deux bataillons dans le cadre du brassage des tropes pour être affectés ailleurs, mais ce dernier a catégoriquement refusé.
  • Après les violents combats qui ont opposé les Maï-Maï aux troupes SERUFULI dans le Masisi localité de Nyabiondo dans la semaine du 27 au 03 juin 2004, le Général OBEDI tente de rappeler à Goma les Commandants Maï-Maï fidèles aux institutions de la transition établies à Kinshasa, pour permettre aux troupes d’occupation de gagner du terrain.

Des sources locales du Sud-Kivu signalent que le Général NKUDABATWARE a procédé à la désignation des autorités politico-administratives dans les localités Minova, Nyabibwe, Mukwije, Kalungu Shanje, Numbi ; même des chefs de groupement ont été désignés en remplacement des chefs coutumiers qui existent depuis 1885. Ces actes montrent à suffisance les ambitions du Front de Libération du Congo en sigle « FLEC » de créer la République des Volcans à l’Est de la RDC.
Nous attirons ainsi l’attention de l’opinion nationale et internationale que le peuple congolais ne va pas baisser les bras, et ne cédera jamais à ce schéma de partition de la RDC.
Nous saluons la position prise par le Commandant MASUNZU et l’Honorable Henock BEBINNEZA, Coordonnateur de la Communauté Banyamulenge qui ont condamné ce complot.

Fait à Kindu, le 12 Juillet 2004

Naples KATEB
Membre du collège de fondateurs du Mouvement Maï-Maï