Malgré
la signature de l’accord Global et Inclusif
du 17 décembre 2002 et son adoption le 1er
avril 2003 à Sun City, la composante RCD
/Goma, n’a pas tardé de violé
l’accord et organisé les opérations
militaire baptisée « Opération
Mbata » avec pour mission de récupérer
de force les territoires jadis contrôlés
par l’entité Mai Mai, en vue d’installer
leur administration dans cette entité avant
que le Gouvernement de transition ne soit installé.
Ces opérations leur donneront pour avantage
de contrôler les cités (Chef lieu des
territoires) de Walikale, Bunyakiri, Shabunda, Punia.
Ainsi nous nous trouverons déstabilisé
et cela sans aucune réaction de la part de
la commission de suivie de l’accord Global
et inclusif.
Dans le cadre de faire respecter cet accord un Gouvernement
de transition, composés des membres issus
de différentes composantes et entités
comme convenus, sera nommé par Son Excellence
Monsieur le Président de la République,
pour être installer en juillet 2003, c’est
le Gouvernement d’Union National.
Comme il n’ y avait plus de motif de reprendre
la guerre, la composante RCD va de nouveau déclencher
les hostilités avec pour prétexte
de capturer et acheminer à Kinshasa le Général
Padiri car constitue d’après elle un
obstacle au processus de paix pendant que le Général
Padiri, à l’époque commandant
des opérations Est, venait de signer et ordonner
un cessez l’ feu formel à toutes les
unités de son commandement.
Après élévation au grade de
Général Major et Commandant Région
militaire, le Général Padiri, s’envolera
pour Kinshasa, rejoindre son nouveau poste d’attache
comme stipule l’accord global et inclusif.
Cependant, le départ du Général
PADIRI n’a pas empêcher à l’entité
Mai Mai de maintenir son organisation tant civile
que militaire sur terrain, dont le Lieutenant Colonel
Joseph KUSIMWA reste le commandant des opérations
; et Monsieur Yves BUTACHABWA maintient les fonctions
de coordonnateur des affaires intérieures
; attendant ainsi la réunification effectives
conformément à l’accord.
Comme cela ne suffisait pas, le départ du
Général PADIRI devient une occasion
d’or à la composante RCD / Goma de
reprendre les hostilités et conquérir
de nouveaux terrains au sein de l’entité
MAI MAI.
En date du 1er octobre 2003, à l’aérodrome
de Tchonka, une délégation mixte de
la composante RCD en provenance de Shabunda, d’une
part, et une équipe mixte de l’entité
MAI MAI, d’autre part s’engagent de
nouveau à :
- un cessez le feu immédiat
- une circulation libre des personnes et de leurs
biens
- une création d’une commission mixte
de suivie.
Cela s’est fait en présence d’une
délégation importante de la MONUC
et de la population civile.
Dans les quarante huit heures qui suivront :
 neuf personnes seront décapitées
et d’autres brûlées vives dans
des conditions inhumaines à Itebero par les
éléments RCD en progression vers OBAYE
(en territoire de Walikale)
 les troupes RCD basées à
Punia vont progresser de 40 Km vers Kasese (en territoire
des Punia)
 les troupes RCD, vont aussi s’improviser
et chasser notre administration dans cinq postes
d’encadrement administratif dans la chefferie
de Wakabango I, puis la position avancée
de la composante RCD, à Lungungu sera sérieusement
renforcée, au point d’atteindre 750
éléments bien armées, dont
450 éléments de l’APR qui se
disent BANYAMULENGE, en territoire de SHABUNDA
Ces éléments prouvent à suffisance
que la composante RCD/Goma, ne visait pas seulement
la tête du Général PADIRI, mais
aussi anéantir la résistance patriotique
à l’Est et en plus préparer
le terrain à une nouvelle éventualité.
En date du 11 octobre 2003, le Général
Major Sylvain MBUKI, alors Commandant Forces Terrestre,
arrive à Luhingu en visite d’inspection
militaire, où dans son bref allocution au
public, insiste sur le fait que l’armée
est apolitique et au service de la nation congolaise
toute entière en référence
de l’article 180 al.1 et al.3 de la Constitution
de la Transition en RDC.
Laissant des instructions militaires au commandant
des opérations Est, le commandant des Forces
Terrestres avait aussi promis d’aller instruire
les éléments RCD / GOMA de cesser
les hostilités dans l’entité
Mai Mai.
Ce qui conduira à la séparation du
pouvoir administratif civil dans l’entité
Mai Mai et le commandement des opérations
Est (voir décision 004 du 16 octobre 2003
du Commandant des opérations Est).
Nous réalisons ici que le contrôle
de l’Est par le Gouvernement d’union
nationale est loin d’être un acquis.
Après l’échec du contrôle
de l’entité Mai Mai, par l’ex
mouvement RCD, l’agresseur dans la poursuite
de ses objectifs développe des stratégies
visant à créer confusion et ainsi
trouver un nouveau mobile de reprendre la guerre,
avant que Kinshasa ne contrôle totalement
la partie Est. Nous citons ici, quelques cas de
violation ou des procédures à la réunification
de l’armée et des administrations :
- Missions improvisées du Vice - Gouverneur
MAZAMBI Pierre, faisant queue au commandant Région
Militaire dans toutes ses visites d’inspection
militaire
- Invitation du coordonnateur des affaires intérieures
pour prêter serment devant le Vice Gouverneur
MAZAMBI et lui remettre tous les rapports administratifs
de l’entité Mai Mai, avec menace d’arrestation
- Envoie des éléments en uniforme
pour chasser l’administration dans l’entité
Mai Mai
- Affectation anarchique des cadres politico administratifs
fidèles aux agresseurs dans l’entité
Mai Mai
- Envoie des vignettes et carnets financiers pour
perception des fonds dans l’entité
Mai Mai
- Imposition des agences de compagnie d’aviation
non en ordre avec les Gouvernement de transition
pour opérer dans l’Entité Mai
Mai.
De ce qui précède nous constatons
avec regret qu’avant et après installation
du Gouvernement de transition en RDC, la composante
RCD à travers ses éléments
restés à l’Est du pays, viole
et continue à violer militairement, administrativement
et même politiquement le processus de paix
en RDC.
Aussi, selon le prescrit de l’accord global
et inclusif, nous savons qu’aucune partie
au dialogue n’a le droit de décider
sur l’autre, c’est pourquoi l’administration
de l’entité Mai Mai, n’attend
rien que la désignation des nouveaux Gouverneurs
par le Gouvernement d’union nationale, lequel
est habilité de définir clairement
les modalités pratiques de la réunification
et / ou réintégration de l’administration
parallèle.
Nous appelons à la vigilance des membres
du Gouvernement, particulièrement le commandant
région militaire de l’Est pour ne pas
se laisser duper ou manipuler par les hommes mal
intentionnés pour déclencher une nouvelle
guerre à l’Est de la RD Congo.
ENTITE
MAI - MAI
24 février 2004