Les Maï-Maï ont décidé
d’appliquer sans faille le mot d’ordre
de celui qu’ils reconnaissent comme leur chef
de file, à savoir, le général-major
Joseph Kabila, président de la République.
La coordination des Maï-Maï pour la ville
de Kinshasa que dirige François Kibwa Ngambo
a sensibilisé sa base au cours s’une
matinée politique organisée dans la
salle du Zoo dans la commune de la Gombe.
La rencontre a eu lieu au lendemain de la rencontre
avec le général Padiri, responsable
du mouvement Maï-Maï qui a récemment
séjourné dans la capitale en mission
officielle. A cette occasion, le responsable des
Maï-Maï Kinshasa a appelé les Kinois
à se montrer solidaires des compatriotes
du Nord-Kivu, victimes de l’agression rwandaise.
Pour lui, les Maï-Maï ont une réputation,
celle de la résistance contre les velléités
annexionnistes du régime dictatorial de Kigali.
Il a appelé les Kinois à la vigilance
et à ne pas se tromper en pensant que l’ennemi
avait l’intention de ne s’arrêter
qu’à l’Est du pays.
Car, a-t-il révélé, la guerre
à l’Est a comme finalité la
prise de Kinshasa, siège de toutes les institutions
de la transition. Il a demandé
aux Kinois de se préparer à repousser
les agresseurs comme l’avaient fait
lors de l’agression de 1998 les habitants
des communes de N’Djili, Masina et Kimbanseke.
Il a exhorté les Kinois à suivre l’exemple
des peuples qui ont démontré à
la face du monde qu’ils peuvent résister
à n’importe quelle puissance. Il a
cité le cas de la Somalie, de la Côte
d’Ivoire.
Le responsable du mouvement Maï-Maï pour
la ville de Kinshasa a demandé à sa
base de ne pas se laisser aller au baratin
de la communauté internationale qui soutient
l’action du Rwanda en faisant semblant de
la dénoncer. Car, a-t-il souligné,
cette communauté internationale soutient
le Rwanda en reconnaissant que le gouvernement de
Kinshasa mettait du retard dans le désarmement
des rebelles rwandais. La communauté
internationale donne également raison au
Rwanda en reconnaissant que les ex-Far et les Interahamwe
constituaient un danger pour Kigali. On a l’impression
que le danger que Kigali constitue pour le Congo
ne préoccupe pas cette communauté
internationale.
Il a enfin fait savoir que grâce à
l’action des Maï-Maï encadrés
par le général Padiri Bulenda, l’avancée
des troupes rwandaises est stoppée malgré
le surarmement de ces soldats.
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